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<title><![CDATA[CABINET CEVAER - DESILETS - ROBBE &raquo; Actualités juridiques]]></title>
<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 08:32:50 +0200</pubDate>
<link>http://www.cabinetpegaz.com/</link>
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<title>CABINET CEVAER - DESILETS - ROBBE</title>
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<language>fr</language>
<copyright><![CDATA[Copyright 2006-10 CABINET CEVAER - DESILETS - ROBBE - http://www.cabinetpegaz.com/]]></copyright>
<item>
			<title><![CDATA[LA DESTINATION DU PERE DE FAMILLE]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-83-la-destination-du-pere-de-famille</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-83</guid>
	<description><![CDATA[<br />
Bien que l&#39;heure des grands d&eacute;parts approche, il ne s&#39;agira pas dans ces lignes de vanter les m&eacute;rites d&#39;une destination id&eacute;ale pour des vacances familiales. Comme son nom ne l&#39;indique pas - ou plus gu&egrave;re - la destination du p&egrave;re de famille est pour les juristes un mode d&#39;&eacute;tablissement de servitude.<br />
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On sait que les servitudes de passage, de vue, de canalisation, de puisage... peuvent s&#39;acqu&eacute;rir par titre, c&#39;est-&agrave;-dire par acte de vente, de donation ou encore de partage successoral. L&#39;acte de vente d&#39;une propri&eacute;t&eacute; peut par exemple r&eacute;server au vendeur le droit de puiser l&#39;eau d&#39;une source situ&eacute;e sur le fonds vendu. Les servitudes peuvent &eacute;galement s&#39;acqu&eacute;rir par prescription&nbsp;trentenaire : si ce fait est tol&eacute;r&eacute; par son voisin, le propri&eacute;taire d&#39;un fonds peut acqu&eacute;rir au bout de trente ans un droit d&#39;&eacute;coulement de ses eaux pluviales sur la propri&eacute;t&eacute; contigu&euml;. Ces deux modes classiques d&#39;&eacute;tablissement des servitudes, par titre ou par prescription, sont les plus connus.<br />
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On conna&icirc;t moins, parce qu&#39;il est plus rare, ce mode particulier d&#39;acquisition des servitudes qu&#39;est la destination du p&egrave;re de famille. Cette d&eacute;nomination renvoie &agrave; l&#39;hypoth&egrave;se d&#39;un am&eacute;nagement, tel qu&#39;une canalisation ou une voie d&#39;acc&egrave;s par exemple, r&eacute;alis&eacute; par le propri&eacute;taire initial d&#39;une parcelle avant la subdivision de cette derni&egrave;re. Lorsque la division intervient, l&#39;am&eacute;nagement, r&eacute;alis&eacute; au d&eacute;part par ce propri&eacute;taire unique pour ses seuls int&eacute;r&ecirc;ts, peut donner naissance &agrave; une servitude grevant l&#39;une des parcelles issues de la division au profit de l&#39;autre. C&#39;est ainsi que l&#39;acqu&eacute;reur d&#39;une partie de la propri&eacute;t&eacute; peut se trouver, &agrave; son insu, d&eacute;biteur d&#39;une servitude vis-&agrave;-vis de l&#39;acqu&eacute;reur de l&#39;autre partie.<br />
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La destination du p&egrave;re de famille est r&eacute;gie par les articles 692 et suivants du code civil. La naissance d&#39;une telle servitude est soumise &agrave; diverses conditions.<br />
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Il faudra tout d&#39;abord que la servitude soit apparente, c&#39;est-&agrave;-dire qu&#39;elle soit mat&eacute;rialis&eacute;e par un am&eacute;nagement visible. Tel sera le cas d&#39;un aqueduc, d&#39;une canalisation, d&#39;un tuyau d&#39;&eacute;coulement des eaux us&eacute;es ou des eaux pluviales. La condition sera moins facilement remplie s&#39;agissant d&#39;une servitude de vue, &agrave; moins qu&#39;elle ne soit mat&eacute;rialis&eacute;e par un balcon ou une fen&ecirc;tre. De m&ecirc;me, un simple passage ne pourra devenir une servitude par destination du p&egrave;re de famille s&#39;il n&#39;est pas mat&eacute;rialis&eacute; par un chemin ou un sentier am&eacute;nag&eacute;.<br />
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Ensuite, pour que la destination du p&egrave;re de famille puisse &ecirc;tre invoqu&eacute;e avec succ&egrave;s, il faut que l&#39;am&eacute;nagement ait &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; alors que les deux fonds appartenaient au m&ecirc;me propri&eacute;taire. Un am&eacute;nagement ult&eacute;rieur sera exclu. Appliquant rigoureusement cette r&egrave;gle du propri&eacute;taire unique, la Cour de Cassation exclut les am&eacute;nagements r&eacute;alis&eacute;s par des propri&eacute;taires indivis. Ainsi, la cr&eacute;ation d&#39;un chemin par accord des propri&eacute;taires indivis d&#39;une m&ecirc;me parcelle (par exemple des h&eacute;ritiers avant le partage), ne pourra donner naissance &agrave; une servitude par destination du p&egrave;re de famille.<br />
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Les juridictions exigent en outre que l&#39;am&eacute;nagement constitutif de la servitude (puits, canalisation, chemin...) soit fait par le propri&eacute;taire lui-m&ecirc;me et non par un tiers. L&#39;am&eacute;nagement r&eacute;alis&eacute; par un locataire, ou par une Administration ayant r&eacute;quisitionn&eacute; le bien, ne pourra donner naissance &agrave; une servitude.<br />
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L&#39;am&eacute;nagement doit &ecirc;tre permanent, depuis sa cr&eacute;ation par le propri&eacute;taire initial jusqu&#39;&agrave; la division du fonds. Le propri&eacute;taire initial pourra donc faire obstacle &agrave; la naissance de la servitude, en supprimant l&#39;am&eacute;nagement ou en le laissant se d&eacute;t&eacute;riorer au point de le faire dispara&icirc;tre. A cet &eacute;gard, les juges v&eacute;rifieront, a posteriori, que l&#39;am&eacute;nagement &eacute;tait encore apparent lors de la division de la parcelle initiale en plusieurs unit&eacute;s fonci&egrave;res. A d&eacute;faut, ils &eacute;carteront la destination du p&egrave;re de famille.<br />
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Enfin, une telle servitude ne peut exister contre la volont&eacute; clairement exprim&eacute;e du propri&eacute;taire initial. Si l&#39;acte de division de la propri&eacute;t&eacute; (vente, partage, etc...) manifeste clairement l&#39;opposition de son ou de ses signataires &agrave; la naissance de la servitude, celle-ci ne pourra &ecirc;tre revendiqu&eacute;e par la suite. Une telle servitude ne peut na&icirc;tre que tacitement&nbsp;: si elle est mentionn&eacute;e et reconnue dans un acte (contrat de vente, partage...), elle devient une servitude acquise par titre. Si elle est d&eacute;mentie par l&#39;acte, elle perd son existence.<br />
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On per&ccedil;oit &agrave; travers ces quelques lignes toute la complexit&eacute; juridique de ces servitudes d&#39;un genre particulier. Bien que relativement rare, la destination du p&egrave;re de famille est un outil qui peut susciter des difficult&eacute;s en cas de contentieux.<br />
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&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fran&ccedil;ois ROBBE<br />
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&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avocat au Barreau de Villefranche-sur-Sa&ocirc;ne <br />
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]]></description>
	<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 07:53:38 +0200</pubDate>
	<category>Patrimoine et personne</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[LA DÉLIMITATION DES AOC VITICOLE DEVANT LE CONSEIL D’ÉTAT]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-82-la-delimitation-des-aoc-viticole-devant-le-conseil-d-etat</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-82</guid>
	<description><![CDATA[<br />
La d&eacute;limitation de l&#39;AOC MARGAUX est devenue un sujet familier pour le Conseil d&#39;Etat. En 1993, la Haute Assembl&eacute;e avait annul&eacute; le refus oppos&eacute; par l&#39;INAO &agrave; une demande d&#39;extension de cette AOC, suite &agrave; la demande de la soci&eacute;t&eacute; CH&Acirc;TEAU D&#39;ARSAC. En 2007, d&#39;autres exploitants et propri&eacute;taires ont demand&eacute; au Conseil d&#39;Etat d&#39;annuler le d&eacute;cret n&deg;2007-1412 du 1er octobre 2007, modifiant la d&eacute;limitation de cette aire d&#39;appellation. Cette requ&ecirc;te a fait l&#39;objet d&#39;un arr&ecirc;t r&eacute;cent du Conseil d&#39;Etat en date du 30 d&eacute;cembre 2009. Le m&ecirc;me jour, les juges du Palais Royal ont statu&eacute; sur un recours dirig&eacute; par plusieurs soci&eacute;t&eacute;s contre le d&eacute;cret n&deg;2007-410 du 1er octobre 2007 modifiant la d&eacute;limitation de l&#39;AOC Haut M&eacute;doc.<br />
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La d&eacute;limitation des aires d&#39;AOC est fr&eacute;quemment l&#39;objet de contentieux, dont la comp&eacute;tence rel&egrave;ve du Conseil d&#39;Etat en premier et dernier ressort puisque ces op&eacute;rations sont effectu&eacute;es par d&eacute;cret. Le texte de r&eacute;f&eacute;rence en la mati&egrave;re demeure &agrave; ce jour &agrave; l&#39;article L115-1 du Code de la Consommation, dont les termes doivent &ecirc;tre rappel&eacute;s&nbsp;: &laquo;&nbsp;Constitue une appellation d&#39;origine la d&eacute;nomination d&#39;un pays, d&#39;une r&eacute;gion ou d&#39;une localit&eacute; servant &agrave; d&eacute;signer un produit qui en est originaire et dont la qualit&eacute; ou les caract&egrave;res sont dus au milieu g&eacute;ographique, comprenant des facteurs naturels et des facteurs humains&nbsp;&raquo;.<br />
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Compte tenu de la forte subjectivit&eacute; attach&eacute;e &agrave; la d&eacute;finition de ces facteurs naturels et humains, l&#39;autorit&eacute; administrative dispose d&#39;une marge d&#39;appr&eacute;ciation particuli&egrave;rement &eacute;tendue. L&#39;impr&eacute;cision du texte rend difficile le contr&ocirc;le du juge. Ne pouvant sanctionner que l&#39;erreur manifeste d&#39;appr&eacute;ciation, le Conseil d&#39;Etat en est souvent r&eacute;duit &agrave; prendre acte de la d&eacute;limitation effectu&eacute;e. C&#39;est ce qui illustrent, &agrave; leur mani&egrave;re, les deux arr&ecirc;ts rendus le 30 d&eacute;cembre 2009. Ces deux d&eacute;cisions rappellent &eacute;galement quelques aspects importants de la proc&eacute;dure de d&eacute;limitation des AOC.<br />
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I -&nbsp; LA PROC&Eacute;DURE DE D&Eacute;LIMITATION &nbsp;DES AOC<br />
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&bull;1-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sur la forme du d&eacute;cret portant d&eacute;limitation d&#39;AOC<br />
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Selon l&#39;article L641-7 du Code Rural, dans sa version en vigueur lors de l&#39;adoption des d&eacute;crets attaqu&eacute;s, la reconnaissance d&#39;une AOC est prononc&eacute;e par un d&eacute;cret qui, notamment, d&eacute;limite l&#39;aire g&eacute;ographique de production.<br />
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L&#39;article L641-7 a quelque peu &eacute;volu&eacute; depuis lors, puisque d&eacute;sormais le d&eacute;cret reconnaissant une Appellation d&#39;Origine Contr&ocirc;l&eacute;e homologue un cahier des charges. Toutefois, l&#39;actuel article 641-7 alin&eacute;a 1er pr&eacute;cise, conform&eacute;ment &agrave; l&#39;ancien texte, que ce cahier des charges arr&ecirc;te la d&eacute;limitation de l&#39;aire g&eacute;ographique de production de l&#39;appellation.<br />
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En l&#39;esp&egrave;ce, les soci&eacute;t&eacute;s qui contestaient la d&eacute;limitation de l&#39;AOC MARGAUX invoquaient l&#39;article L641-7 alin&eacute;a 2, qui requiert la forme d&#39;un d&eacute;cret en Conseil d&#39;Etat lorsqu&#39;il est envisag&eacute; d&#39;&eacute;tendre une aire d&#39;AOC ayant fait l&#39;objet d&#39;une d&eacute;limitation par une loi sp&eacute;ciale.<br />
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C&#39;est ainsi par exemple que l&#39;extension de l&#39;AOC CHAMPAGNE implique un d&eacute;cret en Conseil d&#39;Etat&nbsp;: la d&eacute;limitation initiale de cette AOC remonte &agrave; deux lois de 1919 et de 1927. (voir CE,&nbsp;27 juillet 2006, Req. n&deg;269283).<br />
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Conform&eacute;ment &agrave; la lettre de l&#39;article L641-7, le Conseil d&#39;Etat constate en 2009 que l&#39;aire d&#39;appellation MARGAUX n&#39;a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;limit&eacute;e par une loi sp&eacute;ciale. Il en d&eacute;duit logiquement que sa modification ne relevait pas d&#39;un d&eacute;cret en Conseil d&#39;&eacute;tat mais d&#39;un simple d&eacute;cret.<br />
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Le r&eacute;gime sp&eacute;cifique applicable aux AOC institu&eacute; par une loi sp&eacute;ciale peut surprendre. Mais il n&#39;est probablement que la transposition, dans le Code Rural, les dispositions de l&#39;article 37 la Constitution relative au pouvoir r&eacute;glementaire autonome.<br />
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La d&eacute;limitation des AOC et leurs conditions de production ne relevant pas des mati&egrave;res r&eacute;serv&eacute;es &agrave; la loi par l&#39;article 34 de la Constitution, il est loisible au Gouvernement de modifier les lois en la mati&egrave;re par la voie de d&eacute;cret. Toutefois, l&#39;article 37 alin&eacute;a 2 de la Constitution impose alors, pour les lois adopt&eacute;es avant 1958, la forme d&#39;un d&eacute;cret en Conseil d&#39;Etat. Le droit constitutionnel produit ainsi des cons&eacute;quences inattendues jusque dans les articles du Code Rural.<br />
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&bull;2-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sur les consultations obligatoires<br />
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Les deux arr&ecirc;ts rendus par le Conseil d&#39;Etat le 30 d&eacute;cembre 2009 font le point sur les organismes devant &ecirc;tre consult&eacute;s pr&eacute;alablement &agrave; la d&eacute;limitation ou &agrave; la red&eacute;limitation des aires d&#39;appellation d&#39;origine.<br />
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Dans ces deux d&eacute;cisions, la Haute Assembl&eacute;e rappelle que la consultation du comit&eacute; r&eacute;gional de l&#39;INAO ne rev&ecirc;t pas un caract&egrave;re obligatoire, alors m&ecirc;me que ce comit&eacute; r&eacute;gional tient de l&#39;article R642-16 du Code Rural, le pouvoir de se saisir d&#39;office de toute question relative aux appellations de sa r&eacute;gion.<br />
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De m&ecirc;me, les deux d&eacute;cisions soulignent, en r&eacute;ponse aux arguments des demandeurs, que la consultation des propri&eacute;taires et exploitants int&eacute;ress&eacute;s n&#39;est pas obligatoire au cours de la proc&eacute;dure de d&eacute;limitation.<br />
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Les requ&eacute;rants invoquaient sur ce point l&#39;article 24 de la Loi du 12 avril 2000 qui oblige l&#39;Administration &agrave; recueillir les observations &eacute;crites et orales des int&eacute;ress&eacute;s pr&eacute;alablement &agrave; l&#39;adoption d&#39;une d&eacute;cision individuelle devant faire l&#39;objet d&#39;une motivation en application de la Loi du 11 juillet 1979. Mais d&egrave;s lors que la d&eacute;cision de d&eacute;limitation d&#39;une AOC rev&ecirc;t un caract&egrave;re r&eacute;glementaire et non individuel, ce moyen &eacute;tait d&#39;avance vou&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;chec<br />
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En revanche, les deux arr&ecirc;ts comment&eacute;s rappellent que la consultation de l&#39;Organisme de D&eacute;fense et de Gestion (ODG) d&#39;une appellation d&#39;origine rev&ecirc;t un caract&egrave;re obligatoire avant toute d&eacute;limitation ou red&eacute;limitation.<br />
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En l&#39;&eacute;tat actuel des textes, cette consultation obligatoire de l&#39;organisme de d&eacute;fense et de gestion de l&#39;appellation r&eacute;sulte implicitement de l&#39;article L641-6 du Code Rural. Selon ce texte, les propositions de l&#39;INAO en mati&egrave;re de d&eacute;limitation ou de conditions de production d&#39;une AOC sont formul&eacute;es apr&egrave;s avis de l&#39;organisme de d&eacute;fense et de gestion pr&eacute;vu &agrave; l&#39;article L642-17.<br />
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Dans ces deux arr&ecirc;ts du 30 d&eacute;cembre 2009, le Conseil d&#39;Etat pr&eacute;cise qu&#39;aucune autre consultation n&#39;est impos&eacute;e par les textes.<br />
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II - LA L&Eacute;GALIT&Eacute; INTERNE DES D&Eacute;CRETS DE D&Eacute;LIMITATION D&#39;AOC<br />
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&bull;1-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;La n&eacute;cessit&eacute; de prendre en compte tous les crit&egrave;res l&eacute;gaux<br />
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Il est &eacute;tabli en jurisprudence, et ce depuis plusieurs ann&eacute;es, que les d&eacute;crets de d&eacute;limitation des aires d&#39;appellation d&#39;origine doivent prendre en consid&eacute;ration tout &agrave; la fois les crit&egrave;res naturels et les crit&egrave;res humains vis&eacute;s &agrave; l&#39;article L115-1 du Code de la Consommation (voir entre autres CE, 17 septembre 1999, Req. n&deg;183632).<br />
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Statuant sur la d&eacute;limitation de l&#39;aire de production PUISSEGUIN SAINT EMILION, le Conseil d&#39;&eacute;tat avait annul&eacute; une d&eacute;cision de l&#39;INAO fond&eacute;e exclusivement sur des facteurs historiques li&eacute;s aux usages et ne prenant nullement en consid&eacute;ration les facteurs naturels tels que les caract&eacute;ristiques g&eacute;ologiques, topographiques et&nbsp; p&eacute;dologiques du sol.<br />
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Fid&egrave;le &agrave; cette jurisprudence, le Conseil d&#39;Etat v&eacute;rifie dans ses arr&ecirc;ts du 30 d&eacute;cembre 2009 que la commission d&#39;enqu&ecirc;te institu&eacute;e par l&#39;INAO a pris en consid&eacute;ration &agrave; la fois les facteurs naturels (g&eacute;ographiques, g&eacute;ologiques, p&eacute;dologiques et climatiques) et des facteurs historiques et humains, en particularit&eacute; l&#39;anciennet&eacute; et la constance de l&#39;usage viticole. Il rappelle que la seule r&eacute;f&eacute;rence aux facteurs humains et historiques est insuffisante pour justifier l&#39;inclusion ou le maintien d&#39;une des parcelles dans une aire d&#39;AOC.<br />
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Il reste que dans ces deux d&eacute;cisions, le Conseil d&#39;&eacute;tat semble s&#39;attacher davantage aux facteurs naturels et notamment au crit&egrave;re p&eacute;dologique. Il est vrai que le respect de ces crit&egrave;res naturels peut faire l&#39;objet d&#39;une appr&eacute;ciation objective sur la base d&#39;&eacute;tudes techniques et d&#39;expertises, ce qui n&#39;est pas n&eacute;cessairement le cas des facteurs humains.<br />
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Le juge administratif doit cependant veiller au respect de la rigueur qu&#39;il a lui-m&ecirc;me impos&eacute;e &agrave; l&#39;Administration, conform&eacute;ment &agrave; l&#39;article L115-1 du Code de la Consommation&nbsp;: une appellation d&#39;origine n&#39;est pas seulement le produit d&#39;un terroir, elle est aussi fa&ccedil;onn&eacute;e par les hommes qui la produisent et qui ont en fait l&#39;histoire.<br />
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	2- Le large pouvoir d&#39;appr&eacute;ciation de l&#39;INAO <br />
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Le Conseil d&#39;Etat rejette dans ses deux arr&ecirc;ts les moyens tir&eacute;s d&#39;une erreur manifeste d&#39;appr&eacute;ciation commise par l&#39;Administration. Bien que les d&eacute;limitations d&#39;AOC proc&egrave;dent de d&eacute;crets, c&#39;est l&#39;erreur manifeste de l&#39;INAO qui est vis&eacute;e, puisque les d&eacute;crets en cette mati&egrave;re ne font que valider les d&eacute;cisions pr&eacute;par&eacute;es sous l&#39;autorit&eacute; de cet institut.<br />
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D&#39;une part, le Conseil d&#39;Etat rappelle que la charge de la preuve incombe au demandeur&nbsp;: il appartient aux propri&eacute;taires et exploitants qui invoquent l&#39;erreur manifeste d&#39;appr&eacute;ciation de l&#39;INAO de rapporter la preuve de leurs all&eacute;gations. Il leur faut donc d&eacute;montrer que leurs parcelles sont identiques, d&#39;un point de vue g&eacute;ologique, topographique et g&eacute;ologique, aux parcelles incluses dans l&#39;AOC, sans omettre d&#39;&eacute;tablir le lien entre ces parcelles et l&#39;historique de l&#39;appellation d&#39;origine. Il n&#39;y a l&agrave; rien de tr&egrave;s original par rapport aux principes habituels du droit processuel. <br />
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Toutefois, la d&eacute;cision relative &agrave; l&#39;appellation MARGAUX r&eacute;v&egrave;le la toute-puissance de l&#39;INAO en mati&egrave;re de d&eacute;limitation d&#39;AOC et les limites du contr&ocirc;le du juge. Pour &eacute;carter les objections relatives &agrave; l&#39;exclusion partielle d&#39;une parcelle de l&#39;AOC MARGAUX, le Conseil d&#39;Etat constate que la commission d&#39;expert institu&eacute;e par l&#39;INAO a relev&eacute; des diff&eacute;rences importantes d&#39;un point de vue p&eacute;dologiques entre le Nord et le Sud de cette parcelle. Il souligne ensuite que les caract&eacute;ristiques de la partie Sud de cette parcelle ne correspondent pas aux crit&egrave;res de classement de l&#39;appellation MARGAUX approuv&eacute;s par le comit&eacute; national de l&#39;INAO.<br />
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Ce raisonnement peut nourrir une certaine insatisfaction&nbsp;: le contr&ocirc;le de l&#39;erreur manifeste d&#39;appr&eacute;ciation revient &agrave; v&eacute;rifier la conformit&eacute; de la d&eacute;limitation aux crit&egrave;res pr&eacute;alablement d&eacute;finis par l&#39;INAO lui-m&ecirc;me.<br />
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Deux questions restent en suspens, et m&eacute;ritent certainement une r&eacute;flexion attentive&nbsp;:<br />
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<br />
<br />
	- Quelles sont les garanties donn&eacute;es au justiciable quant &agrave; l&#39;objectivit&eacute; et l&#39;impartialit&eacute; des crit&egrave;res de d&eacute;limitation pr&eacute;alablement d&eacute;finis par l&#39;INAO?<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
	- Les crit&egrave;res p&eacute;dologiques, g&eacute;ologiques et topographiques arr&ecirc;t&eacute;s de mani&egrave;re discr&eacute;tionnaire par l&#39;INAO, sont-ils r&eacute;ellement de nature de nature &agrave; influencer la qualit&eacute; du produit viticole?<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Incontestablement, il existe en mati&egrave;re de d&eacute;limitation des aires d&#39;AOC une opacit&eacute; des crit&egrave;res et des m&eacute;thodes retenues. Certes, il ne saurait exister en la mati&egrave;re de science exacte, mais le juge administratif ne dispose pas des moyens adapt&eacute;s &agrave; un contr&ocirc;le efficace. Ne pouvant sanctionner les d&eacute;limitations effectu&eacute;es qu&#39;en cas d&#39;erreur manifeste, il en est r&eacute;duit le plus souvent &agrave; ent&eacute;riner les crit&egrave;res pr&eacute;d&eacute;finis par l&#39;INAO.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Fran&ccedil;ois ROBBE.<br />
<br />
<br />
Ma&icirc;tre de conf&eacute;rences, &nbsp;Universit&eacute; Lyon III.<br />
<br />
<br />
Avocat &agrave; la Cour.<br />
]]></description>
	<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 07:39:39 +0200</pubDate>
	<category>Oenologie</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[L’E.I.R.L (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) : Nouvel outil pour les entrepreneurs individuels]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-81-l-e-i-r-l-entreprise-individuelle-a-responsabilite-limitee-nouvel-outil-pour-les-entrepreneurs-individuels</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-81</guid>
	<description><![CDATA[<br />
Il y a quelque temps le l&eacute;gislateur a mis en place le statut de l&#39;auto-entrepreneur pour faciliter la cr&eacute;ation d&#39;entreprise et la relance &eacute;conomique.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Cependant, certaines cat&eacute;gories en &eacute;taient exclues tels les agriculteurs.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Le dispositif apparaissait donc insuffisant et le Parlement a r&eacute;cemment adopt&eacute; un nouveau mode d&#39;exploitation &agrave; disposition des chefs d&#39;entreprise individuels&nbsp;: l&#39;entreprise individuelle &agrave; responsabilit&eacute; limit&eacute;e (E.I.R.L.).<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
En adoptant cette nouvelle forme entrepreneuriale, il est d&eacute;sormais possible&nbsp;de distinguer entre son patrimoine personnel et son patrimoine professionnel, sans passer par la forme soci&eacute;taire.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Seul, le patrimoine professionnel, constitue le gage des cr&eacute;anciers c&#39;est-&agrave;-dire l&#39;ensemble des seuls biens pouvant &ecirc;tre appr&eacute;hend&eacute;s et r&eacute;alis&eacute;s en cas de mauvaises affaires de l&#39;exploitant.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Il pr&eacute;serve ainsi son patrimoine personnel.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Ce dernier, en revanche, n&#39;est pas &agrave; l&#39;abri des cr&eacute;anciers priv&eacute;s de l&#39;exploitant, ce qui serait le cas si celui-ci s&#39;engageait notamment en qualit&eacute; de caution pour obtenir du cr&eacute;dit pour son exploitation.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Jusque ici, l&#39;entrepreneur qui voulait distinguer entre son patrimoine priv&eacute; et son patrimoine professionnel n&#39;avait d&#39;autre choix, de constituer une soci&eacute;t&eacute; type SARL ou m&ecirc;me unipersonnelle comme une EURL ou une EARL.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
A compter du 1er janvier 2011, sans avoir &agrave; cr&eacute;er de personne morale distincte, il pourra distinguer deux patrimoines.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Ainsi, faut-il identifier puis affecter son patrimoine &agrave; une activit&eacute; professionnelle et bien &eacute;videmment, aviser les cr&eacute;anciers du changement op&eacute;r&eacute;.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
	Quels biens affecter&nbsp;?<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
L&#39;article L 526-6 du Code de commerce dispose que l&#39;ensemble des secteurs &eacute;conomiques sont concern&eacute;s&nbsp;: activit&eacute;s commerciales, artisanales, lib&eacute;rales ou agricoles.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
La mesure est voulue pour une application en cours d&#39;activit&eacute; permettant aux entrepreneurs individuels exer&ccedil;ant d&eacute;j&agrave; et &agrave; la condition de se trouver &laquo;&nbsp;in bonis&nbsp;&raquo;, de l&#39;adopter avec facult&eacute; de conserver le r&eacute;gime fiscal, notamment r&eacute;el ou forfaitaire pour les agriculteurs et viticulteurs ou micro BIC, micro BNC pour les autres.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Le patrimoine de l&#39;EIRL est compos&eacute; de l&#39;ensemble des biens, droits et obligations ou s&ucirc;ret&eacute;s dont l&#39;entrepreneur individuel est titulaire et qui lui sont n&eacute;cessaires &agrave; l&#39;exercice de son activit&eacute; professionnelle.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
L&#39;affectation d&#39;un bien immobilier devra &ecirc;tre faite par acte notari&eacute; publi&eacute; aux Hypoth&egrave;ques, source de frais suppl&eacute;mentaires.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
	Comment affecter les biens&nbsp;?<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Il faut d&eacute;poser une d&eacute;claration au Registre de publicit&eacute; l&eacute;gale auquel l&#39;entrepreneur individuel est tenu de s&#39;immatriculer, au Registre du Commerce et des Soci&eacute;t&eacute;s pour les commer&ccedil;ants et le R&eacute;pertoire des M&eacute;tiers pour les artisans.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Le r&eacute;gime institu&eacute; est purement d&eacute;claratif.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Pour constituer son patrimoine d&#39;affectation professionnelle, l&#39;exploitant doit &eacute;tablir un &eacute;tat descriptif des biens, droits, obligations ou s&ucirc;ret&eacute;s affect&eacute;s &agrave; l&#39;activit&eacute; professionnelle.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Cette liste pr&eacute;cise, pour chaque bien, leur nature, qualit&eacute;, quantit&eacute; et valeur.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
La d&eacute;claration doit mentionner l&#39;activit&eacute; professionnelle &agrave; laquelle le patrimoine est affect&eacute;.<br />
<br />
<br />
Pour &eacute;viter des valeurs incorrectes, le texte pr&eacute;voit que les biens autres que des liquidit&eacute;s et sup&eacute;rieurs &agrave; une valeur fix&eacute;e par d&eacute;cret (vraisemblablement 30.000 &euro;), feront l&#39;objet d&#39;une &eacute;valuation par&nbsp;:<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
	- un Commissaire aux comptes,<br />
	- un Expert comptable,<br />
	- une association de gestion de comptabilit&eacute;,<br />
	- ou un Notaire<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
choisi par l&#39;entrepreneur individuel.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Chaque ann&eacute;e, l&#39;Entrepreneur Individuel &agrave; Responsabilit&eacute; Limit&eacute;e doit d&eacute;poser ses comptes au Registre dont il d&eacute;pend et aupr&egrave;s duquel il a fait sa d&eacute;claration d&#39;origine.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Cette obligation vaut actualisation de la composition et de la valeur des biens composant le patrimoine affect&eacute;.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
	Sort des cr&eacute;anciers ant&eacute;rieurs &agrave; l&#39;affectation.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
L&#39;entrepreneur individuel choisissant d&#39;opter pour le statut de l&#39;EIRL doit aviser ses cr&eacute;anciers actuels s&#39;il souhaite que cette affectation les concerne et leur soit opposable.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
A d&eacute;faut, le cr&eacute;ancier dont les droits sont n&eacute;s ant&eacute;rieurement &agrave; l&#39;affectation, pourra &agrave; juste titre consid&eacute;rer qu&#39;aucune distinction patrimoniale n&#39;existe &agrave; son encontre et qu&#39;il peut recouvrer sa cr&eacute;ance sur l&#39;ensemble des biens professionnels et priv&eacute;s de son d&eacute;biteur.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
La Loi pr&eacute;voit une publicit&eacute; pour informer les cr&eacute;anciers existants, les invitant alors &agrave; former opposition s&#39;il le souhaite dans un d&eacute;lai pr&eacute;vu.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Les modalit&eacute;s d&#39;application de ces diff&eacute;rents points seront d&eacute;taill&eacute;es dans un d&eacute;cret &agrave; intervenir avant la fin de l&#39;ann&eacute;e 2010.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Opter pour un tel statut est impossible en p&eacute;riode difficile pour l&#39;entrepreneur, et est encore plus inconcevable si la structure est sur le point d&#39;&ecirc;tre en cessation des paiements.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Le changement de statut doit &ecirc;tre op&eacute;r&eacute; en p&eacute;riode saine.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Il s&#39;agit d&#39;une opportunit&eacute; &agrave; laquelle nombre d&#39;exploitants de toute nature et de commer&ccedil;ants, doivent envisager.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Michel DESILETS.<br />
<br />
<br />
Associ&eacute; de la SCP CEVAER DESILETS ROBBE<br />
<br />
<br />
Avocat au barreau de Villefranche sur Sa&ocirc;ne <br />
]]></description>
	<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 09:57:37 +0200</pubDate>
	<category>Actualités d'entreprise</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[RANDONNEURS ET PROPRIETES PRIVEES]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-80-randonneurs-et-proprietes-privees</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-80</guid>
	<description><![CDATA[<br />
La course &agrave; pied ou jogging, la randonn&eacute;e p&eacute;destre et le VTT se sont consid&eacute;rablement d&eacute;velopp&eacute;s ces derni&egrave;res ann&eacute;es. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Les adeptes de ces sports de plein air aiment l&#39;espace et sont amen&eacute;s &agrave; emprunter ou &agrave; traverser consciemment ou non des propri&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Cette situation peut avoir des cons&eacute;quences en terme de responsabilit&eacute; tant pour le pratiquant que pour le propri&eacute;taire. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
L&#39;article 544 du Code civil fait de la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e l&#39;un des droits fondammentaux de la personne humaine. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Ce droit est absolu pourvu que l&#39;on n&#39;en fasse pas un usage prohib&eacute; par les lois et r&eacute;glements. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Ainsi, un propri&eacute;taire doit donner son accord pour que son terrain soit emprunt&eacute; par des randonneurs ou autres sportifs. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Toutefois dans la plupart des cas cela est impossible et les diff&eacute;rents espaces ne peuvent &ecirc;tre surveill&eacute;s. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
C&#39;est pourquoi si le propri&eacute;taire n&#39;indique pas express&eacute;ment qu&#39;il est interdit de p&eacute;n&eacute;trer sur sa propri&eacute;t&eacute; sa responsabilit&eacute; pourra &ecirc;tre mise en &oelig;uvre. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Ainsi, en est-il du sportif qui se blesserait sur son terrain, par exemple un randonneur bless&eacute; par des chutes de pierres. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
La responsabilit&eacute; du propri&eacute;taire est draconnienne car il s&#39;agit d&#39;une responsabilit&eacute; sans faute. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
En droit, le propri&eacute;taire est responsable de la chose &agrave; l&#39;origine du dommage puisqu&#39;il est, par une fiction juridique, gardien de son comportement. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Il ne pourra s&#39;exon&eacute;rer de sa responsabilit&eacute; qu&#39;en prouvant l&#39;intervention d&#39;une cause &eacute;trang&egrave;re ou un cas de force majeure, d&eacute;monstration tr&egrave;s difficile &agrave; faire. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
La jurisprudence dans une large mesure reconna&icirc;t aux usagers des terrains priv&eacute;s non clos une tol&eacute;rance de passage. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Ainsi, peuvent-ils rechercher en cas de dommage, la responsabilit&eacute; du propri&eacute;taire, m&ecirc;me s&#39;ils n&#39;ont pas &eacute;t&eacute; express&eacute;ment autoris&eacute;s &agrave; p&eacute;n&eacute;trer sur son terrain. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Il y a l&agrave; une sorte d&#39;injustice pour le propri&eacute;taire qui sans avoir rien fait, endosse une responsabilit&eacute; qui peut &ecirc;tre lourde de cons&eacute;quence. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
C&#39;est pourquoi des r&egrave;gles ont &eacute;t&eacute; adopt&eacute;es pour limiter la responsabilit&eacute; des propri&eacute;taires de terrains priv&eacute;s utilis&eacute;s par les randonneurs. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Toutefois, ces limitations sont peu nombreuses. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Tel est le cas lorsqu&#39;une servitude de passage est instaur&eacute;e par la Loi, par exemple, pour les propri&eacute;taires en montagne qui doivent accepter le passage des pistes de ski ou autres voies d&#39;escalade (Code du tourisme, article L 342-20). <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
De m&ecirc;me, les propri&eacute;taires de bord de mer doivent laisser une bande de trois m&egrave;tres pour permettre le passage. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Tel est le cas &eacute;galement des propri&eacute;taires de terrains, voies et chemins devant &ecirc;tre travers&eacute;s pour permettre un acc&egrave;s pour les pi&eacute;tons au littoral (Code de l&#39;Urbanisme, article L 160-6). <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Dans ces conditions, hormis ces quelques exemples particuliers, la responsabilit&eacute; du propri&eacute;taire reste le principe et ce dernier sauf &agrave; prendre les mesures &eacute;l&eacute;mentaires rappel&eacute;es ci-dessus (paneautage et cl&ocirc;ture), peut voir sa responsabilit&eacute; recherch&eacute;e. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Mais, le propri&eacute;taire d&#39;un site travers&eacute; peut d&eacute;l&eacute;guer sa responsabilit&eacute; au travers d&#39;un contrat avec une structure, associative ou autre, charg&eacute; de son exploitation. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
D&egrave;s lors, sa responsabilit&eacute; sera transf&eacute;r&eacute;e. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Il peut encore pr&eacute;f&eacute;rer, si le risque est important, transf&eacute;rer la garde du terrain &agrave; une collectivit&eacute; territoriale. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Il n&#39;aura plus &agrave; faire la &laquo;&nbsp;police&nbsp;&raquo; sur sa propri&eacute;t&eacute; avec les diff&eacute;rents usagers cit&eacute;s ci-dessus ou &nbsp;m&ecirc;me des p&ecirc;cheurs ou des chasseurs. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
En conclusion, l&#39;acc&egrave;s des particuliers exer&ccedil;ant des activit&eacute;s sportives de nature prime le droit des propri&eacute;taires de terrains priv&eacute;s. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
La propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e ne semble plus exister que pour tenir un &eacute;ventuel responsable en cas de n&eacute;cessit&eacute; tandis que dans la pratique des activit&eacute;s de plain air, le terrain priv&eacute; devient de fait un bien de nature collective. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
C&#39;est pourquoi, des mesures simples peuvent &ecirc;tre prises par les uns et les autres pour &eacute;viter des difficult&eacute;s ou un contentieux &agrave; l&#39;issue incertaine. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Les propri&eacute;taires peuvent d&eacute;limiter leur propri&eacute;t&eacute; et informer aux points de passage de la nature priv&eacute;e des terrains travers&eacute;s. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Les sportifs de nature peuvent &eacute;galement s&#39;inqui&eacute;ter de la prise en charge par leur assurance en cas de sinistre. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Monsieur le B&acirc;tonnier Michel DESILETS, <br />
<br />
<br />
Avocat au Barreau de Villefranche sur Sa&ocirc;ne <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
]]></description>
	<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 12:01:07 +0200</pubDate>
	<category>Patrimoine et personne</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[VENTES PAR INTERNET OU PAR CORRESPONDANCES : DEPUIS L’ETRANGER : COMPETENCE DU TRIBUNAL DU DOMICILE DU CONSOMMATEUR]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-79-ventes-par-internet-ou-par-correspondances-depuis-l-etranger-competence-du-tribunal-du-domicile-du-consommateur</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-79</guid>
	<description><![CDATA[<br />
De telles ventes connaissent un fort engouement mais parfois les acheteurs ont &agrave; se plaindre des prestations fournies. <br />
<br />
<br />
La question de la juridiction comp&eacute;tente est cruciale car le consommateur h&eacute;sitera ou renoncera s&#39;il doit agir &agrave; l&#39;&eacute;tranger. <br />
<br />
<br />
Par 4 arr&ecirc;ts du 7 mai 2010, la Cour de Cassation a rappel&eacute; que la juridiction du domicile du consommateur pouvait &ecirc;tre retenue comme comp&eacute;tente. <br />
<br />
<br />
La Cour pr&eacute;cise que l&#39;action peut &ecirc;tre engag&eacute;e devant le Tribunal du lieu o&ugrave; l&#39;obligation doit &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute;e. <br />
<br />
<br />
En effet, en mati&egrave;re de contrat, telle est la r&egrave;gle et le lieu de livraison de la chose s&#39;entend du domicile de l&#39;acheteur. <br />
<br />
<br />
Toutefois, la Cour va plus loin dans des affaires o&ugrave; l&#39;existence d&#39;un contrat est plus incertaine. <br />
<br />
<br />
Ainsi, des soci&eacute;t&eacute;s de ventes par correspondances avaient indiqu&eacute; &agrave; des particuliers qu&#39;ils avaient d&#39;ores et d&eacute;j&agrave; obtenu des gains importants en cas de commande d&#39;un ou plusieurs produits vendus. <br />
<br />
<br />
Certains, d&eacute;clar&eacute;s gagnants, m&eacute;contents de ne pas recevoir l&#39;avantage annonc&eacute;, avaient intent&eacute; des actions judiciaires en France devant les Tribunaux de leur domicile. <br />
<br />
<br />
Les soci&eacute;t&eacute;s concern&eacute;es avaient alors soulev&eacute; l&#39;incomp&eacute;tence de la juridiction fran&ccedil;aise au profit du Tribunal de leur si&egrave;ge social &agrave; l&#39;&eacute;tranger, au motif qu&#39;il n&#39;existait pas de contrat concernant les jeux et gains annonc&eacute;s. <br />
<br />
<br />
La Cour de Cassation retient que la commande dans le cadre d&#39;une vente &agrave; distance donne naissance &agrave; des obligations r&eacute;ciproques de nature contractuelle. <br />
<br />
<br />
Pour la juridiction supr&ecirc;me, le quasi-contrat (la promesse de gain) parall&egrave;le au contrat (la commande et la vente) rel&egrave;ve du r&egrave;glement communautaire sur la comp&eacute;tence judiciaire et la reconnaissance ainsi que l&#39;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions en mati&egrave;re civile et commerciale. <br />
<br />
<br />
Les juridictions fran&ccedil;aises, aux termes de ce texte, sont donc bien comp&eacute;tentes. <br />
<br />
<br />
Les soci&eacute;t&eacute;s &eacute;trang&egrave;res soutenaient que le gain n&#39;avait, contrairement &agrave; l&#39;objet achet&eacute;, pas &agrave; &ecirc;tre livr&eacute; au domicile de l&#39;acheteur mais &agrave; &ecirc;tre r&eacute;clam&eacute; au si&egrave;ge du vendeur promettant. <br />
<br />
<br />
La Cour de Cassation ne conteste pas ce principe, mais retient qu&#39;il n&#39;a pas &agrave; s&#39;appliquer d&egrave;s lors qu&#39;il en a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; autrement. <br />
<br />
<br />
En effet, le r&egrave;glement du jeu pr&eacute;voyait que le consommateur &eacute;tait d&eacute;finitivement gagnant et qu&#39;il recevrait son gain (un ch&egrave;que en Euro) dans le d&eacute;lai de quinze jours par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception. <br />
<br />
<br />
D&egrave;s lors, la soci&eacute;t&eacute; s&#39;&eacute;tait engag&eacute;e &agrave; ex&eacute;cuter l&#39;obligation souscrite &agrave; l&#39;adresse du destinataire. <br />
<br />
<br />
Cette proposition avait &eacute;t&eacute; accept&eacute;e par l&#39;acheteur, d&egrave;s lors qu&#39;il avait pass&eacute; commande. <br />
<br />
<br />
Dans ces conditions, les dispositions communautaires, s&#39;agissant de la comp&eacute;tence du domicile du consommateur en mati&egrave;re contractuelle, trouvent bien &agrave; s&#39;appliquer. <br />
<br />
<br />
Cette solution est rassurante. <br />
<br />
<br />
Elle permettra d&#39;assainir certaines pratiques commerciales douteuses qui ne se d&eacute;veloppent que si leurs auteurs croient pouvoir agir impun&eacute;ment du fait de leur localisation en dehors des fronti&egrave;res o&ugrave; ils s&#39;exercent leurs activit&eacute;s. <br />
<br />
<br />
De plus, elle facilite l&#39;action du consommateur tromp&eacute; par une offre all&eacute;chante que le vendeur n&#39;entend pas ex&eacute;cuter. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Monsieur le B&acirc;tonnier Michel DESILETS, <br />
<br />
<br />
Avocat au Barreau de Villefranche-sur-Sa&ocirc;ne <br />
]]></description>
	<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 07:17:53 +0200</pubDate>
	<category>Patrimoine et personne</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[BOIS / FONGIBILITE ET REVENDICATION]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-78-bois-fongibilite-et-revendication</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-78</guid>
	<description><![CDATA[<br />
Selon l&#39;Article L.624-16 alin&eacute;a 3 du Code de Commerce&nbsp;: <br />
<br />
<br />
&laquo;&nbsp;La revendication en nature peut &eacute;galement s&#39;exercer sur des biens fongibles lorsque des biens de m&ecirc;me nature et de m&ecirc;me qualit&eacute; se trouvent entre les mains du d&eacute;biteur ou de toute personne les d&eacute;tenant pour son compte.&nbsp;&raquo; <br />
<br />
<br />
Il n&#39;y a transformation du Bien que si, et si seulement il y a perte de la nature du Bien, c&#39;est-&agrave;-dire de ses caract&egrave;res et propri&eacute;t&eacute;s. <br />
<br />
<br />
Il ressort de la Jurisprudence que&nbsp;: <br />
<br />
<br />
&laquo;&nbsp;Les op&eacute;rations d&#39;&eacute;tuvage et tron&ccedil;onnages en deux parties n&#39;ont pas transform&eacute; la substance de la marchandise.&nbsp;&raquo; (N&deg; Pourvoi 86-19.546) <br />
<br />
<br />
- par Arr&ecirc;t en date du 22/10/1991, la Cour d&#39;Appel de VERSAILLES juge que&nbsp;: &laquo;&nbsp;La mise au s&eacute;choir des marchandises ne pouvait &ecirc;tre qualifi&eacute;e d&#39;op&eacute;ration de transformation.&nbsp;&raquo; <br />
<br />
<br />
- par Arr&ecirc;t en date &nbsp;rendu le 26/02/1991, la Cour de Cassation juge que&nbsp;: &laquo;&nbsp; Les op&eacute;rations de sciage et d&#39;appareillage n&#39;affectent pas la substance de la marchandise.&nbsp;&raquo; <br />
<br />
<br />
Une Proc&eacute;dure de Revendication peut parfaitement &ecirc;tre tent&eacute;e s&#39;agissant de billons transform&eacute;s en palettes. <br />
<br />
<br />
Fran&ccedil;oise CEVAER <br />
<br />
<br />
Avocat au Barreau de LYON <br />
]]></description>
	<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 07:45:58 +0200</pubDate>
	<category>Actualités d'entreprise</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[CLAUSE D’INALIENABILITE / REVOCATION DE DONATION POUR INEXECUTION DES CHARGES]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-77-clause-d-inalienabilite-revocation-de-donation-pour-inexecution-des-charges</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-77</guid>
	<description><![CDATA[<br />
Le non-respect de l&#39;Interdiction de la Clause d&#39;Ali&eacute;ner contenue dans un Acte de Donation peut avoir pour cons&eacute;quence sa R&eacute;vocation pour Inex&eacute;cution des Charges. <br />
<br />
<br />
Tout d&eacute;pend du cas d&#39;esp&egrave;ce, et du caract&egrave;re d&eacute;terminant ou non de l&#39;Obligation mise &agrave; la charge de Donataire. <br />
<br />
<br />
Fr&eacute;quemment, cette Obligation est le corollaire du Droit de retour stipul&eacute; par les Donateurs. <br />
<br />
<br />
La R&eacute;vocation de Donation a pour cons&eacute;quence l&#39;an&eacute;antissement r&eacute;troactif des Droits consentis. <br />
<br />
<br />
Dans cette hypoth&egrave;se, la demande de R&eacute;vocation peut avoir pour cons&eacute;quence l&#39;allocation de l&#39;indemnit&eacute; du constructeur &eacute;vinc&eacute; sur le fondement des dispositions de l&#39;article 555 et suivants du Code Civil, lorsque le Donataire construit (Cour d&#39;Appel de LYON, 18/02/2010). <br />
<br />
<br />
Fran&ccedil;oise CEVAER <br />
<br />
<br />
Avocat au Barreau de LYON <br />
]]></description>
	<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 07:40:45 +0200</pubDate>
	<category>Patrimoine et personne</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[USUFRUIT ET BAIL RURAL]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-76-usufruit-et-bail-rural</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-76</guid>
	<description><![CDATA[<br />
USUFRUIT ET BAIL RURAL<br />
<br />
<br />
A bien des &eacute;gards, le statut du fermage d&eacute;roge au droit commun, et ce dans le but d&#39;assurer la protection de l&#39;exploitant agricole qu&#39;est le fermier. Il en r&eacute;sulte une r&eacute;duction remarquable des droits des bailleurs. La Cour Europ&eacute;enne des droits de l&#39;homme a jug&eacute; r&eacute;cemment que cet &eacute;tat du droit n&#39;est pas contraire au droit de propri&eacute;t&eacute;, d&egrave;s lors qu&#39;il r&eacute;pond &agrave; des objectifs d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral comme par exemple la pr&eacute;servation de la p&eacute;rennit&eacute; des exploitations agricoles existantes (CEDH 19/06/2008, GAUCHIN contre France).<br />
<br />
<br />
Il existe cependant un domaine particulier dans lequel les droits du propri&eacute;taire rural sont prot&eacute;g&eacute;s par les textes et la jurisprudence. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, le droit positif accorde une protection renforc&eacute;e au nu-propri&eacute;taire, a priori fort vuln&eacute;rable puisqu&#39;il pourrait subir, sans avoir donn&eacute; son consentement pr&eacute;alable, les cons&eacute;quences lourdes et durables d&#39;un bail conclu &agrave; son insu par l&#39;usufruitier.<br />
<br />
<br />
L&#39;article 595 alin&eacute;a 1er du Code Civil est pourtant souple vis-&agrave;-vis de l&#39;usufruitier, auquel il reconna&icirc;t le droit de jouir par lui-m&ecirc;me, donner &agrave; bail &agrave; un autre, m&ecirc;me vendre ou c&eacute;der son droit &agrave; titre gratuit. Mais il faut lire l&#39;article 595 jusqu&#39;&agrave; son terme, et prendre en consid&eacute;ration l&#39;apport du 4&egrave;me alin&eacute;a&nbsp;: &laquo;&nbsp;l&#39;usufruitier ne peut sans le concours du nu-propri&eacute;taire, donner &agrave; bail un fond rural ou un immeuble &agrave; usage commercial, industriel ou artisanal. A d&eacute;faut d&#39;accord du nu-propri&eacute;taire, l&#39;usufruitier peut &ecirc;tre autoris&eacute; par justice &agrave; passer seul cet acte&nbsp;&raquo;.<br />
<br />
<br />
L&#39;application de l&#39;article 595 alin&eacute;a 4 donne lieu &agrave; une jurisprudence relativement riche de la Cour de Cassation. La juridiction supr&ecirc;me a &eacute;t&eacute; amen&eacute;e &agrave; juger, &agrave; de nombreuses reprises, que le bail rural conclu sans l&#39;accord du nu-propri&eacute;taire par le seul usufruitier est entach&eacute; de nullit&eacute; (Cass. civ. 3, 11/02/1975, n&deg; 874-10&nbsp;893). Il s&#39;agit cependant d&#39;une nullit&eacute; relative, qui ne peut &ecirc;tre invoqu&eacute;e que par l&#39;usufruitier lui-m&ecirc;me.<br />
<br />
<br />
En tout &eacute;tat de cause, aucun accord tacite du nu-propri&eacute;taire ne saurait &ecirc;tre invoqu&eacute; valablement par le fermier en l&#39;absence de tout &eacute;l&eacute;ment probant. L&#39;accord ne peut &ecirc;tre pr&eacute;sum&eacute;. Il appartient donc au preneur de prouver que le nu-propri&eacute;taire avait non seulement connaissance de bail, mais qu&#39;il en avait totalement accept&eacute; sa conclusion par l&#39;usufruitier et ce sans r&eacute;serve. La Cour d&#39;appel de Lyon l&#39;a rappel&eacute; derni&egrave;rement dans un arr&ecirc;t du 24 septembre 2009.<br />
<br />
<br />
En sens inverse, le nu-propri&eacute;taire qui entend invoquer la nullit&eacute; du bail doit agir sans trop tarder, son action se prescrivant par cinq ans (Cass. civ. 3, 05/02/2003 - n&deg;01-14002). Ce d&eacute;lai de prescription ne court &eacute;videmment qu&#39;&agrave; compter de la date &agrave; laquelle l&#39;int&eacute;ress&eacute; a eu connaissance du bail. Mais il peut-&ecirc;tre difficile, tant pour le nu-propri&eacute;taire lui-m&ecirc;me que pour le preneur, de rapporter la preuve de cette date. <br />
<br />
<br />
Le preneur peut tenter d&#39;&eacute;chapper &agrave; la nullit&eacute; du bail, en invoquant la qualit&eacute; de propri&eacute;taire apparent de l&#39;usufruitier. Il doit cependant prouver dans ce cas que les circonstances de fait l&#39;autorisaient l&eacute;gitimement &agrave; ne pas v&eacute;rifier l&#39;&eacute;tendue des pouvoirs du signataire du bail (cassation civile 3, 05/04/1995, n&deg; 93-16963). La Cour de Cassation est particuli&egrave;rement exigeante quant aux circonstances autorisant le preneur &agrave; croire &agrave; la qualit&eacute; de plein propri&eacute;taire de son co-contractant. Le fait que l&#39;usufruitier se comporte comme le v&eacute;ritable propri&eacute;taire n&#39;est pas une circonstance suffisante. Ainsi, le preneur ne sera pas fond&eacute; &agrave; invoquer la th&eacute;orie de l&#39;apparence, du seul fait par exemple de la perception des fermages par le seul usufruitier pendant toute la dur&eacute;e du bail.<br />
<br />
<br />
Les droits de l&#39;usufruitier sont nettement plus &eacute;tendus en mati&egrave;re de r&eacute;siliation du bail. Il ressort en effet de la jurisprudence que l&#39;usufruitier peut d&eacute;livrer seul cong&eacute; au preneur, pour les motifs de r&eacute;siliation habituellement admis en mati&egrave;re de baux ruraux, notamment lorsqu&#39;il envisage de reprendre le bien pour l&#39;exploiter lui-m&ecirc;me ou pour un membre de sa famille (Cass. civ. 3, 29/01/1974).<br />
<br />
<br />
Toutefois, dans le cadre d&#39;une indivision successorale, le conjoint survivant ayant la qualit&eacute; d&#39;usufruitier du fait de la succession ne peut d&eacute;livrer cong&eacute; sur la totalit&eacute; des biens indivis sans l&#39;accord de ces co-h&eacute;ritiers (cassation civile 3, 19/05/1993, n&deg; 91-14296). En dehors de cette hypoth&egrave;se d&eacute;rogatoire, l&#39;usufruitier peut mettre fin au bail en agissant seul, sous r&eacute;serve de respecter les conditions l&eacute;gales fix&eacute;es par le statut du fermage quant &agrave; la forme du cong&eacute; et au d&eacute;lai de pr&eacute;avis.<br />
<br />
<br />
La solution est logique&nbsp;: d&egrave;s lors que la rupture du bail n&#39;est pas un acte de disposition, elle est en principe insusceptible de nuire aux droits du nu-propri&eacute;taire. Elle va m&ecirc;me dans le sens de la pr&eacute;servation de ses int&eacute;r&ecirc;ts sauf dans le cas exceptionnel - mais tout &agrave; fait envisageable dans un cadre familiale - o&ugrave; le nu-propri&eacute;taire serait &eacute;galement le preneur &agrave; bail.<br />
<br />
<br />
Ainsi, le statut du fermage - habituellement peu protecteur pour le propri&eacute;taire - l&#39;est de mani&egrave;re exceptionnelle et remarquable pour le nu-propri&eacute;taire. Il est vrai que nul ne saurait &ecirc;tre engag&eacute; par un bail sans que son consentement soit recueilli. La Cour de cassation vient d&#39;ailleurs de rendre, au sujet des coindivisaires et des &eacute;poux, deux arr&ecirc;ts qui font &eacute;cho &agrave; la jurisprudence rendue au profit des nu-propri&eacute;taires. <br />
<br />
<br />
Dans un arr&ecirc;t du 16 septembre 2009, la 3&egrave;me chambre civile a jug&eacute; que la conclusion d&#39;un bail rural constituait un acte de disposition, que l&#39;&eacute;poux qui dispose d&#39;un mandat tacite pour g&eacute;rer les biens propres ne peut accomplir seul. Le 13 octobre, la m&ecirc;me chambre rappelait que la conclusion d&#39;un bail rural supposait en principe le consentement unanime de tous les propri&eacute;taires membres d&#39;une indivision.<br />
<br />
<br />
Ainsi, quel que soit l&#39;int&eacute;r&ecirc;t que l&#39;on porte &agrave; la protection l&eacute;gitime des exploitants agricoles, le droit de propri&eacute;t&eacute; et la libert&eacute; contractuelle ne sauraient &ecirc;tre vid&eacute;s de leur substance. Ces piliers de notre droit demeurent donc saufs, ce qui n&#39;interdit nullement de poursuivre la r&eacute;flexion sur l&#39;&eacute;quilibre entre les droits du bailleur et du preneur dans le statut du fermage.<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
<br />
Fran&ccedil;ois ROBBE,<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Avocat aux barreaux de Lyon et Villefranche sur Sa&ocirc;ne<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Pr&eacute;sident de l&#39;Association Fran&ccedil;aise de Droit Rural, section Rh&ocirc;ne-Alpes<br />
<br />
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&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
]]></description>
	<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 13:25:30 +0100</pubDate>
	<category>Droit Rural</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[RETOUR DU PERMIS BLANC : ATTENTION AUX RUMEURS]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-75-retour-du-permis-blanc-attention-aux-rumeurs</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-75</guid>
	<description><![CDATA[<br />
En juin 2009, la presse nationale a annonc&eacute; la r&eacute;habilitation par le Conseil d&#39;Etat du permis blanc, supprim&eacute; en 2003. <br />
<br />
<br />
Jusqu&#39;en 2003, le conducteur qui voyait son permis suspendu apr&egrave;s avoir commis une ou plusieurs infractions pouvait b&eacute;n&eacute;ficier de la cl&eacute;mence des juges et se voir accorder un permis blanc lui permettant de conduire un v&eacute;hicule dans le cadre exclusif de son activit&eacute; professionnelle. <br />
<br />
<br />
La vigilance des pouvoirs publics vis-&agrave;-vis de la s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re s&#39;&eacute;tant accrue au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, cette souplesse de la l&eacute;gislation a disparu. Mais certains ont cru voir, dans un arr&ecirc;t r&eacute;cent du Conseil d&#39;&Eacute;tat, les pr&eacute;mices d&#39;un retour du permis blanc. Dans une d&eacute;cision du &nbsp;13 mars 2009, la haute juridiction a effectivement permis &agrave; un chauffeur de taxi, dont le solde de points &eacute;tait devenu nul et dont le permis &eacute;tait par cons&eacute;quent annul&eacute;, de conserver au moins provisoirement son titre de conduire. Mais il ne s&#39;agit pas l&agrave; d&#39;un retour &agrave; la l&eacute;gislation ant&eacute;rieure &agrave; 2003. L&#39;arr&ecirc;t du Conseil d&#39;&Eacute;tat du 13 mars 2009 ne pr&eacute;sente pas de caract&egrave;re innovant. <br />
<br />
<br />
Depuis de nombreuses ann&eacute;es, le conducteur qui voit son permis annul&eacute; apr&egrave;s que le solde de ses points soit devenu nul pour cause d&#39;infractions r&eacute;p&eacute;t&eacute;es peut b&eacute;n&eacute;ficier, sous certaine conditions relativement strictes, de la m&ecirc;me mesure juridictionnelle que ce chauffeur de taxi. <br />
<br />
<br />
Tout conducteur dont le permis est annul&eacute; apr&egrave;s la perte de ses derniers points peut en effet d&eacute;poser un recours pour exc&egrave;s de pouvoir devant le Tribunal Administratif, afin de faire annuler la d&eacute;cision pr&eacute;fectorale ou minist&eacute;rielle constatant la nullit&eacute; de son permis. Il n&#39;est d&#39;ailleurs pas rare de voir ce genre d&#39;action couronn&eacute;e de succ&egrave;s. En effet, l&#39;administration et les services de police ou de gendarmerie n&#39;&eacute;tant pas toujours exempts de reproche, il est parfois possible de faire valoir des vices de proc&eacute;dure, voire des erreurs d&#39;analyse des faits, et d&#39;obtenir ainsi l&#39;annulation de la d&eacute;cision proc&eacute;dant au retrait du permis de conduire. Le conducteur retrouve alors la possibilit&eacute; de prendre le volant d&#39;un v&eacute;hicule. <br />
<br />
<br />
Cette proc&eacute;dure contentieuse est toutefois relativement longue, en raison de l&#39;encombrement des tribunaux administratifs. De plus, l&#39;Administration peut interjeter appel de la d&eacute;cision du Tribunal, puis se pourvoir en Cassation devant le Conseil d&#39;&Eacute;tat, si elle estime que l&#39;annulation initiale du permis de conduire &eacute;tait justifi&eacute;e. La proc&eacute;dure contentieuse peut ainsi durer plusieurs ann&eacute;es. Pour parer &agrave; la lourdeur et &agrave; la longueur du proc&egrave;s administratif, l&#39;int&eacute;ress&eacute; peut demander en r&eacute;f&eacute;r&eacute; la suspension de l&#39;annulation de son permis, de fa&ccedil;on &agrave; conserver la possibilit&eacute; de conduire jusqu&#39;aux termes de la proc&eacute;dure engag&eacute;e. C&#39;est la proc&eacute;dure dite de r&eacute;f&eacute;r&eacute; suspension, qui doit &ecirc;tre introduite devant le juge administratif concomitamment ou peu apr&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t du recours principal. <br />
<br />
<br />
C&#39;est cette proc&eacute;dure qu&#39;a engag&eacute;e avec succ&egrave;s le chauffeur de taxis dont parle l&#39;arr&ecirc;t du Conseil d&#39;&Eacute;tat du 13 mars 2009. Toutefois, il serait faux de croire que tout conducteur dont le permis est annul&eacute; peut retrouver au moins temporairement le droit de conduire en intentant un r&eacute;f&eacute;r&eacute; suspension. Le juge administratif ne suspendra la d&eacute;cision d&#39;annulation du permis que si deux conditions sont remplies&nbsp;: <br />
<br />
<br />
	<br />
	<br />
	Le conducteur doit justifier d&#39;une situation d&#39;urgence r&eacute;elle, tenant au caract&egrave;re indispensable du permis de conduire dans le cadre de ses activit&eacute;s professionnelles. Cette condition est &eacute;videmment remplie, s&#39;agissant d&#39;un chauffeur de taxis. Elle peut l&#39;&ecirc;tre &eacute;galement vis-&agrave;-vis d&#39;un v&eacute;t&eacute;rinaire exer&ccedil;ant en campagne. Toutefois, le juge est souverain dans l&#39;appr&eacute;ciation de l&#39;urgence. Il pourra notamment prendre en compte la fr&eacute;quence et la gravit&eacute; des infractions commises pour estimer que la condition d&#39;urgence n&#39;est pas remplie alors m&ecirc;me que le permis de conduire serait indispensable &agrave; la profession de l&#39;int&eacute;ress&eacute;. <br />
	<br />
	<br />
<br />
<br />
	<br />
	<br />
	La seconde condition pour b&eacute;n&eacute;ficier d&#39;une suspension de l&#39;annulation du permis est d&#39;invoquer un argument juridique s&eacute;rieux. En d&#39;autres termes, nul ne pourra recouvrer temporairement l&#39;usage de son permis dans l&#39;attente de la fin de la proc&eacute;dure s&#39;il ne d&eacute;veloppe pas un argumentaire pr&eacute;cis et pertinent de nature &agrave; montrer que l&#39;administration a d&eacute;cid&eacute; &agrave; tort d&#39;annuler son permis de conduire. <br />
	<br />
	<br />
<br />
<br />
L&#39;arr&ecirc;t du Conseil d&#39;&Eacute;tat du 13 mars 2009 n&#39;annonce donc pas le retour d&#39;un &acirc;ge d&#39;or pour les conducteurs les plus expos&eacute;s au risque d&#39;annulation de permis de conduire. Il montre simplement qu&#39;un conducteur peut obtenir la suspension au moins temporaire des effets d&#39;une annulation de permis s&#39;il justifie d&#39;argument s&eacute;rieux en ce sens. <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Ma&icirc;tre Fran&ccedil;ois ROBBE <br />
<br />
<br />
Avocat au Barreau de Ville franche sur Sa&ocirc;ne <br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
&nbsp;<br />
]]></description>
	<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 09:40:46 +0200</pubDate>
	<category>Droit Public</category></item>
<item>
			<title><![CDATA[PLANTATIONS ILLEGALES : ULTIMES POSSIBILITES DE REGULARISATION]]></title>
	<link>http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-74-plantations-illegales-ultimes-possibilites-de-regularisation</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.cabinetpegaz.com/actualites/id-74</guid>
	<description><![CDATA[<br />
&nbsp;<br />
<br />
<br />
Le R&egrave;glement Communautaire n&deg; 479/2008 du Conseil en date du 29 avril 2008 portant organisation commune du march&eacute; vitivinicole et modifiant diff&eacute;rents r&egrave;glements ant&eacute;rieurs paru au Journal Officiel de l&#39;Union Europ&eacute;enne du 6 juin 2008 comporte une disposition particuli&egrave;re.<br />
<br />
<br />
Etablissant une distinction entre les plantations ill&eacute;gales r&eacute;alis&eacute;es apr&egrave;s le 31 ao&ucirc;t 1998 et les plantations ill&eacute;gales r&eacute;alis&eacute;es avant le 1er septembre 1998, le r&egrave;glement retient &agrave; l&#39;article 86&nbsp;:<br />
<br />
<br />
Au point 1&nbsp;:<br />
<br />
<br />
&laquo; Les producteurs r&eacute;gularisent, contre le paiement d&#39;une redevance et &agrave; la date du 31 d&eacute;cembre 2009 au plus tard, les superficies qui ont &eacute;t&eacute; plant&eacute;es en vignes sans droits de plantation correspondant, le cas &eacute;ch&eacute;ant, avant le 1er septembre 1998&nbsp;&raquo;.<br />
<br />
<br />
Rares ont &eacute;t&eacute; les communications sur ce point.<br />
<br />
<br />
Il faut comprendre que les plantations ill&eacute;gales r&eacute;alis&eacute;es apr&egrave;s le 31 ao&ucirc;t 1998, c&#39;est-&agrave;-dire moins de 10 ans avant l&#39;apparition du nouveau r&egrave;glement ne sont pas r&eacute;gularisables.<br />
<br />
<br />
Celles qui ont &eacute;t&eacute; faites avant, par une sorte de &laquo;&nbsp;droit ou d&#39;avantage acquis&nbsp;&raquo; le seraient.<br />
<br />
<br />
Dans l&#39;expos&eacute; des motivations du texte, il est rappel&eacute; que le probl&egrave;me des exc&eacute;dents de la production vinicole a &eacute;t&eacute; aggrav&eacute; par la violation d&#39;interdiction provisoire des nouvelles plantations.<br />
<br />
<br />
Il est constat&eacute; l&#39;existence dans la communaut&eacute; d&#39;un nombre important de plantations ill&eacute;gales qui sont &agrave; l&#39;origine d&#39;une concurrence d&eacute;loyale et qui exacerbent les difficult&eacute;s du secteur du vin.<br />
<br />
<br />
Ainsi, la distinction doit &ecirc;tre &eacute;tablie entre les superficies enc&eacute;pag&eacute;es ill&eacute;galement avant et apr&egrave;s le 31 ao&ucirc;t 1998 pour ce qui a trait aux obligations des producteurs vis-&agrave;-vis de la superficie concern&eacute;e.<br />
<br />
<br />
Une derni&egrave;re possibilit&eacute; de r&eacute;gularisation est pr&eacute;vue pour les plantations ill&eacute;gales r&eacute;alis&eacute;es avant le 1er septembre 1998.<br />
<br />
<br />
Toutefois, si les plantations ill&eacute;gales r&eacute;alis&eacute;es avant le 1er septembre 1998 n&#39;ont plus &agrave; &ecirc;tre arrach&eacute;es, il est pr&eacute;vu d&#39;imposer au producteur concern&eacute; une r&eacute;gularisation qui passe par le paiement d&#39;une redevance.<br />
<br />
<br />
La date butoir pour la r&eacute;gularisation, c&#39;est-&agrave;-dire&nbsp;:<br />
<br />
<br />
- par paiement pour les superficies plant&eacute;es avant le 1er septembre 1998,<br />
<br />
<br />
- et par arrachage pour celles plant&eacute;es apr&egrave;s, <br />
<br />
<br />
doit intervenir avant le 31 d&eacute;cembre 2009.<br />
<br />
<br />
La redevance financi&egrave;re pr&eacute;vue est d&eacute;termin&eacute;e souverainement par les &eacute;tats membres.<br />
<br />
<br />
Le r&egrave;glement communautaire pr&eacute;voit qu&#39;elle est au moins &eacute;quivalente &agrave; deux fois la valeur moyenne du droit de plantation correspondant dans la r&eacute;gion concern&eacute;e.<br />
<br />
<br />
Avant la r&eacute;gularisation, les raisins produits issus des superficies enc&eacute;pag&eacute;es ill&eacute;galement avant le 31 ao&ucirc;t 2009 ne peuvent &ecirc;tre destin&eacute;s qu&#39;&agrave; la distillerie.<br />
<br />
<br />
Le producteur assume seul le co&ucirc;t qui en r&eacute;sulte.<br />
<br />
<br />
Si une r&eacute;gularisation possible jusqu&#39;au 31 d&eacute;cembre 2009 n&#39;est pas effectu&eacute;e &agrave; cette date, le producteur concern&eacute; est tenu d&#39;arracher &agrave; ses frais.<br />
<br />
<br />
Les &eacute;tats membres peuvent &eacute;galement imposer des sanctions variables suivant la gravit&eacute;, l&#39;&eacute;tendue et la dur&eacute;e du manquement, aux producteurs qui ne se sont pas conform&eacute;s &agrave; l&#39;obligation d&#39;arrachage et qui n&#39;ont pas ainsi r&eacute;gularis&eacute; leur situation.<br />
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Il est donc important de conna&icirc;tre cette disposition de mani&egrave;re &agrave; pouvoir en b&eacute;n&eacute;ficier, le cas &eacute;ch&eacute;ant, avant le 31 d&eacute;cembre 2009.<br />
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Une plantation ill&eacute;gale est une plantation soit qui a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e sans droit, soit qui a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e sans respecter la proc&eacute;dure pr&eacute;alable n&eacute;cessaire.<br />
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Ainsi, est ill&eacute;gale une plantation n&#39;ayant pas fait l&#39;objet de d&eacute;claration pr&eacute;alable ou m&ecirc;me de d&eacute;claration d&#39;ach&egrave;vement de travaux.<br />
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Mais, il peut &eacute;galement s&#39;agir de superficies en apparence r&eacute;guli&egrave;rement plant&eacute;es lesquelles, avec les moyens de contr&ocirc;le moderne notamment par satellite n&#39;apparaissent pas correctement implant&eacute;es (ceci m&ecirc;me si la superficie enc&eacute;pag&eacute;e est exacte).<br />
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En d&#39;autres termes, il s&#39;agit d&#39;une vigne qui ne serait pas exactement &agrave; sa place.<br />
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Plut&ocirc;t que de risquer, &agrave; l&#39;occasion d&#39;un contr&ocirc;le, de voir cette plantation d&eacute;clar&eacute;e ill&eacute;gale, le producteur peut saisir la DGDDI, Service de la Viticulture, pour solliciter la v&eacute;rification et la r&eacute;gularisation de la situation.<br />
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Certes, cela signifie qu&#39;une p&eacute;nalit&eacute; devra &ecirc;tre acquitt&eacute;e.<br />
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Toutefois, cela vaut mieux que de devoir ensuite r&eacute;pondre d&#39;une infraction ou d&#39;infractions en cascade correspondant &agrave; une fausse d&eacute;claration de r&eacute;coltes, fausse d&eacute;claration de stocks et revendication ill&eacute;gale d&#39;appellation d&#39;origine contr&ocirc;l&eacute;e par exemple.<br />
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Les sanctions seraient alors beaucoup plus lourdes puisqu&#39;en mati&egrave;re douani&egrave;re la p&eacute;nalit&eacute; porte sur une valeur comprise entre une et trois fois la &laquo;&nbsp;marchandise fraud&eacute;e&nbsp;&raquo;.<br />
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De plus, s&#39;agissant d&#39;une infraction p&eacute;nale venant &agrave; la connaissance du Tribunal Correctionnel, les trois derni&egrave;res productions annuelles peuvent &ecirc;tre poursuivies et sanctionn&eacute;es.<br />
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Le r&egrave;glement communautaire ne fait pas &eacute;tat de la raison, de l&#39;origine du caract&egrave;re ill&eacute;gale des plantations vis&eacute;es.<br />
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Il n&#39;est pas non plus mentionn&eacute; une quelconque r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la bonne ou mauvaise foi du viticulteur.<br />
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Les op&eacute;rateurs doivent savoir que spontan&eacute;ment les Douanes ne proposent pas ou n&#39;avisent pas les contrevenants de cette possibilit&eacute; de r&eacute;gularisation.<br />
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Il leur appartient de faire eux-m&ecirc;mes la d&eacute;marche.<br />
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Le plus grand nombre doit &ecirc;tre inform&eacute; de cette possibilit&eacute;, m&ecirc;me si le vignoble fran&ccedil;ais, ayant une tradition d&eacute;j&agrave; ancienne de cadastre viticole, les anomalies sont rares.<br />
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Il faut encore pr&eacute;cis&eacute; que, les viticulteurs, qui seraient actuellement poursuivis dans le cadre de proc&eacute;dures p&eacute;nales qui n&#39;auraient pas encore d&eacute;bouch&eacute; sur un jugement de condamnation d&eacute;finitif, disposent de la possibilit&eacute; de solliciter aupr&egrave;s des Douanes, administration poursuivante, de la facult&eacute; de r&eacute;gulariser.<br />
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Ainsi, la proc&eacute;dure se cl&ocirc;turerait sans d&eacute;cision de condamnation. <br />
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Pour les demandes de r&eacute;gularisation qui seraient effectu&eacute;es post&eacute;rieurement &agrave; une d&eacute;cision p&eacute;nale devenue d&eacute;finitive et ordonnant un arrachage, deux lectures sont possibles.<br />
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Soit le caract&egrave;re de la d&eacute;cision d&eacute;finitive prime, soit la possibilit&eacute; de r&eacute;gularisation peut malgr&eacute; tout intervenir avant le 31 d&eacute;cembre 2009.<br />
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Mais, dans ce cas et &agrave; supposer cette hypoth&egrave;se possible, la p&eacute;nalit&eacute; &agrave; verser par le viticulteur sera-t-elle limit&eacute;e ou constitu&eacute;e par les p&eacute;nalit&eacute;s prononc&eacute;es judiciairement&nbsp;?<br />
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Rien ne permet de le penser.<br />
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Toutefois, si telle &eacute;tait la solution, ceux qui en subissent les cons&eacute;quences pourraient &eacute;ventuellement se plaindre d&#39;&ecirc;tre plus mal consid&eacute;r&eacute;s que ceux qui ont eu le bonheur de ne pas &ecirc;tre poursuivis p&eacute;nalement.<br />
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Une chose est s&ucirc;re, les difficult&eacute;s li&eacute;es &agrave; l&#39;application de ce nouveau texte devraient rester limit&eacute;es car la p&eacute;riode de r&eacute;gularisation ouverte est tr&egrave;s courte.<br />
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A bon entendeur....<br />
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Ma&icirc;tre Michel DESILETS,<br />
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SCP CEVAER-DESILETS-ROBBE,<br />
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Avocats au Barreau de Villefranche-sur-Sa&ocirc;ne et Lyon<br />
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	<pubDate>Thu, 06 Aug 2009 14:17:20 +0200</pubDate>
	<category>Droit Rural</category></item>
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